Exemple de plan d’actions QVCT : santé mentale des salariés
L’amélioration de la santé mentale au travail nécessite des actions concrètes et coordonnées à tous les niveaux. Une démarche QVCT dédiée limite les facteurs de mal-être, renforce la cohésion et favorise l’efficacité collective. L’implication de tous favorise le bien-être.
Découvrez comment transformer durablement la qualité de vie au travail et générer des bénéfices tangibles pour l’ensemble des collaborateurs et l’entreprise.
- Commencer par un diagnostic précis des risques psychosociaux.
- Identifier les sources de stress propres à l’entreprise.
- Fixer des objectifs clairs et mesurables pour le bien-être.
- Définir des indicateurs de suivi et évaluer régulièrement les actions.
- Mettre en œuvre des mesures de prévention et de soutien psychologique.
- Impliquer managers, CSE et salariés dans le projet.
- Communiquer efficacement et organiser des actions de sensibilisation régulières.
- Adapter constamment le plan d’actions selon les retours et besoins.
- Intégrer la QVCT à la stratégie RH et à la démarche RSE.
- Miser sur des initiatives concrètes : formations, temps d’échanges, dispositifs d’aide.
- L’amélioration de la santé mentale au travail est un levier de performance durable.


- Bilan et état des lieux de la santé mentale en entreprise
- Fixer des objectifs pertinents pour l’amélioration du bien-être au travail
- Planification des mesures pour renforcer la qualité de vie au travail
- Déploiement opérationnel des mesures pour le bien-être salarié
- Quels indicateurs pour mesurer l'efficacité des actions QVCT ?
- Communication interne et actions de sensibilisation sur la santé mentale
- Dialogue social et collaboration avec les partenaires en entreprise
- Intégrer la qualité de vie au travail à la stratégie d’entreprise
- Modèles d’actions efficaces pour améliorer la santé mentale
- Quelles sont les meilleures pratiques en matière de QVCT ?
Bilan et état des lieux de la santé mentale en entreprise
L’identification des risques psychosociaux (RPS) constitue la première étape d’une démarche QVCT. Elle implique l’analyse de facteurs tels que stress, surcharge de travail, conflits, manque de reconnaissance ou isolement, en intégrant les obligations légales de l’employeur en matière de bien-être au travail.
Cette évaluation s’appuie sur des outils comme questionnaires, entretiens, ateliers, analyses RH et baromètres sociaux, tout en garantissant la confidentialité et l’implication de tous les acteurs.
Chaque entreprise ayant ses spécificités, il est essentiel d’identifier les sources propres de RPS : conditions de travail, relations hiérarchiques, changements organisationnels, équilibre vie professionnelle/vie personnelle, accès à l’information et à la formation, afin d’adapter les actions aux réalités du terrain.
Fixer des objectifs pertinents pour l’amélioration du bien-être au travail
La détermination des priorités pour la santé mentale au travail repose sur des finalités claires, mesurables et directement issues du diagnostic initial.
Les objectifs généraux peuvent inclure la réduction du stress, l’amélioration des relations professionnelles, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, la diminution de l’absentéisme et du turnover, ainsi que le renforcement de l’engagement des salariés.
Chaque axe prioritaire doit être décliné en actions mesurables telles que la baisse des arrêts maladie liés au stress, l’augmentation de la participation aux ateliers de prévention, la réduction des conflits signalés ou le taux de satisfaction lors des enquêtes internes.
Un suivi régulier et la communication transparente des critères de suivi aux parties prenantes sont essentiels pour garantir l’efficacité du plan.
Planification des mesures pour renforcer la qualité de vie au travail
Le plan d’actions QVCT s’articule autour de trois axes majeurs.
En prévention primaire, il privilégie la sensibilisation, la formation au bien-être au travail pour les salariés et managers, des campagnes d’information, la promotion de l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle et l’adaptation des méthodes de travail.
Il prévoit également la gestion des situations à risque via des dispositifs d’écoute, des ateliers de gestion du stress et la médiation en cas de conflit.
Il assure aussi le soutien après une altération de la santé mentale, par l’accompagnement des salariés en souffrance, la facilitation du retour au travail et l’adaptation des postes.
Il doit être structuré par :
- une introduction du contexte et des enjeux,
- la définition du champ d’application,
- la présentation des axes d’intervention et des actions associées,
- les modalités de mise en œuvre, les responsables, les échéances,
- et des annexes pour des thèmes spécifiques comme le télétravail ou le droit à la déconnexion.
Déploiement opérationnel des mesures pour le bien-être salarié
L’employeur doit préserver la santé mentale des salariés en mettant en place des actions telles que :
- des formations,
- des outils de communication interne,
- des campagnes de prévention (stress, harcèlement, équilibre vie professionnelle et personnelle)
- et des espaces d’expression (groupes de parole, ateliers collaboratifs).
La réussite de ce plan repose sur l’engagement de tous :
- la direction fournit les ressources,
- les managers soutiennent les équipes,
- le CSE et les représentants du personnel participent à l’élaboration et au suivi,
- et les salariés s’impliquent activement.
Il est essentiel d’adapter les dispositifs selon les retours des salariés, via des points d’étape réguliers pour ajuster le plan et valoriser les réussites.
L’implication des salariés dans la QVCT se traduit par leur participation aux réflexions collectives et l’expression de leurs besoins, essentielle à l’amélioration continue des conditions de travail.
Quels indicateurs pour mesurer l'efficacité des actions QVCT ?
Le suivi du plan d’actions QVCT s’appuie sur des critères clés comme :
- le taux d’absentéisme,
- le turnover,
- le nombre de signalements de situations à risque,
- la participation aux actions de prévention
- et les résultats des enquêtes de satisfaction interne.
Ces indicateurs sont suivis régulièrement et partagés avec les parties prenantes.
L’efficacité des mesures est évaluée via des bilans annuels au CSE, les retours d’expérience, l’analyse des évolutions des indicateurs et l’identification d’axes d’amélioration.
Le plan QVCT doit s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue, impliquant l’ajustement des actions, la mise à jour du diagnostic des risques, le renforcement de la communication et la valorisation des bonnes pratiques.
Communication interne et actions de sensibilisation sur la santé mentale
Pour garantir l’adhésion des salariés au plan d’actions QVCT, il est essentiel de déployer une stratégie de communication adaptée à la culture d’entreprise, utilisant des supports variés tels qu’affiches, emails, réunions et intranet.
La valorisation des bénéfices pour les salariés et l’entreprise, ainsi que la diffusion de témoignages positifs, renforcent l’engagement.
La mobilisation doit être entretenue toute l’année par des actions récurrentes : organisation d’événements thématiques (semaine QVCT, journée santé mentale), diffusion régulière d’informations et de conseils concrets, implication active des managers et mise en place de relais internes comme les ambassadeurs QVCT ou référents bien-être.
Dialogue social et collaboration avec les partenaires en entreprise
Le CSE et les représentants du personnel jouent un rôle central dans la démarche QVCT en participant à :
- l’élaboration du diagnostic initial,
- la définition des objectifs et des actions,
- ainsi qu’au suivi et à l’évaluation du plan d’actions, tout en assurant la remontée des besoins des salariés.
Le dialogue social est essentiel, impliquant l’organisation de réunions régulières avec les partenaires sociaux, la co-construction des actions et la prise en compte des propositions des représentants.
La transparence sur l’avancement et les résultats du plan QVCT est primordiale pour garantir l’efficacité et l’adhésion de tous les acteurs à la démarche d’amélioration continue des conditions de travail.
Intégrer la qualité de vie au travail à la stratégie d’entreprise
Pour garantir la cohérence et l’efficacité des actions en faveur de la santé mentale des salariés, il est essentiel d’articuler le plan d’actions QVCT santé mentale avec les politiques RH existantes : gestion des compétences, formation, diversité, inclusion, prévention des risques professionnels et accompagnement des parcours professionnels.
Cette intégration favorise une approche globale et coordonnée, renforçant la prévention et l’accompagnement.
Par ailleurs, inscrire la QVCT et la santé mentale dans la démarche RSE de l’entreprise permet d’améliorer l’attractivité et la fidélisation des talents, de réduire les coûts liés à l’absentéisme et au turnover, et de valoriser l’image de l’entreprise auprès des parties prenantes, contribuant ainsi à sa performance sociale et économique.
Modèles d’actions efficaces pour améliorer la santé mentale
L’approche globale de prévention du burn-out combine des formations à la gestion du stress et des émotions, des ateliers de relaxation, la diffusion de guides pratiques sur la santé mentale, et des campagnes de sensibilisation au harcèlement et aux discriminations.
Elle inclut des dispositifs d’accompagnement tels qu’une cellule d’écoute psychologique, la médiation, un accompagnement individualisé et la facilitation du retour à l’emploi après arrêt maladie.
L’optimisation de l’environnement de travail passe par :
- le réaménagement des espaces,
- le développement du télétravail,
- des horaires flexibles,
- des espaces de détente
- et des initiatives pour l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle.
Quelles sont les meilleures pratiques en matière de QVCT ?
Les meilleures approches en matière de QVCT incluent la participation active des équipes, l’adaptation continue des conditions de travail, et la promotion d’un dialogue social ouvert. Il est recommandé de s’inspirer des dispositifs éprouvés dans la branche et de favoriser l’innovation organisationnelle.
Mettre en place un plan d’actions QVCT dédié à la santé mentale, fondé sur un diagnostic précis, des objectifs clairs et un suivi rigoureux, favorise l’épanouissement et la performance. L’implication de tous, la communication et l’amélioration continue sont essentielles pour faire de la santé mentale un levier QVT.








