Obligations comptables du CSE : ce que dit la loi

Écrit par Publié le 17/09/2025 Mis à jour le 18/11/2025

Au cœur de la vie sociale de l’entreprise, le CSE est bien plus qu’une simple instance. Il agit comme le bouclier des salariés en défendant leurs droits tout en garantissant la transparence de la finance. Il doit respecter des règles strictes en matière de tenues de comptes, d’obligations comptables, d’archivage sécurisé et de communication auprès des salariés.
Ces exigences, proportionnelles à la taille de l’entreprise et son budget, visent à garantir la traçabilité des dépenses et la responsabilité des gestionnaires. À travers une réglementation claire, la loi cadre le fonctionnement comptable du CSE afin de protéger les intérêts collectifs des salariés.

En résumé

Le comité social et économique (CSE) doit honorer plusieurs obligations comptables et sociales strictes, notamment :

  • Tenir une comptabilité transparente et conforme aux normes en vigueur ;
  • Honorer les règles de tenue des livres comptables ;
  • Assurer un archivage rigoureux des documents ;
  • Présenter chaque année les comptes aux salariés, selon les règles définies par le Code du travail et le Code de commerce.
Obligations comptables du CSE : ce que dit la loiObligations comptables du CSE : ce que dit la loi

Pourquoi le CSE doit tenir une comptabilité ?

Le rôle du CSE couvre plusieurs aspects de la vie du comité, notamment économique, professionnel, social et culturel. Par ailleurs, la tenue d’une comptabilité par le comité social et économique (CSE) répond à des objectifs clairs et indispensables. Il s’agit d’assurer la transparence de la finance, de garantir la conformité réglementaire, et d’anticiper les contrôles de l’Urssaf ou de l’inspection du travail régional (par exemple DREETS Centre‑Val‑de‑Loire).

Garantir la transparence auprès des salariés

La comptabilité du CSE est avant tout un outil de transparence et un moyen d'action des élus du CSE. Elle permet aux élus de démontrer comment les subventions versées par l’employeur sont utilisées. Ce faisant, ils doivent distinguer clairement les dépenses relevant du budget de fonctionnement (AEP) de celles affectées aux activités sociales et culturelles (ASC).

Les comptes tenus à jour facilitent la restitution d’informations fiables aux employés, renforçant ainsi la confiance dans la gestion du comité. À chaque fin d’exercice, les comptes doivent être présentés en réunion plénière, ce qui suppose une comptabilité tenue avec rigueur et continuité.

Se conformer aux obligations légales du CSE

Les fondements juridiques de la comptabilité du CSE reposent sur le Code du travail et le Code du commerce. Ils imposent notamment :

  • un enregistrement chronologique des opérations,
    un inventaire annuel,
  • l’élaboration d’un bilan, d’un compte de résultat et d’une annexe,
  • la rédaction d’un rapport de gestion.

Dépendamment de son niveau de ressources, le CSE doit adopter une comptabilité plus ou moins détaillée : ultra-simplifiée (en dessous de 153 000 €), simplifiée ou normale avec certification des comptes pour les plus grandes structures.

Anticiper les contrôles externes

Tenir une comptabilité fiable permet aussi de se prémunir en cas de contrôle. L’Urssaf ou l’inspection du travail peuvent demander à vérifier les justificatifs de dépenses, l’exactitude des affectations budgétaires ou la conformité des prestations proposées aux employés.

En l’absence de documentation claire, les élus s’exposent à des redressements ou à une remise en cause de leur responsabilité. À ce titre, il est conseillé de conserver tous les justificatifs pendant au moins trois ans.

Le rôle central du secrétaire en l’absence de trésorier

Si le trésorier est généralement en charge de la comptabilité, le secrétaire du CSE peut être amené à assumer une partie de ces fonctions, notamment en cas d’absence ou de vacance du poste. Bien sûr, il doit consulter le CSE avant tout.

Il veille alors à la conservation des pièces, à la préparation des réunions budgétaires, et au bon respect du calendrier de clôture des comptes. Dans les faits, la responsabilité de la gestion financière est souvent partagée entre ces deux représentants du bureau.

Fondements juridiques

La comptabilité n’est pas une option, mais une obligation légale et stratégique pour le CSE. Elle est encadrée par le Code du travail (articles L2315-64 à L2315-78) et le Plan comptable des organismes du secteur social et médico-social (PCO) pour assurer la transparence au sein du comité.

Cela concerne principalement l’utilisation des budgets de fonctionnement et des activités sociales et culturelles. En parallèle, elle protège la responsabilité des élus et permet le contrôle par les membres du CSE, les employés et, le cas échéant, les auditeurs légaux des comptes.

Ainsi, la comptabilité du CSE constitue ainsi un levier de conformité, de crédibilité et de bonne gouvernance.

Catégorisation par taille du CSE

Les obligations comptables du CSE ne sont pas uniformes : elles varient selon sa taille et de ses ressources. La loi distingue trois catégories de comités, chacune soumise à un niveau de rigueur comptable adapté. Voici les seuils applicables et les obligations associées à chaque cas de figure.

Petit CSE (supérieur à 153 000 € de ressources)

Un petit CSE, au sens de l’article D 2315‑36 du Code du travail, dispose de ressources annuelles supérieures ou égales à 153 000 € (subvention de fonctionnement + budget ASC).

Il bénéficie d’une comptabilité ultra‑simplifiée, c'est-à-dire tenue d’un registre de compte CSE. Ce dernier devrait retracer chronologiquement toutes les recettes et dépenses avec distinction entre AEP et ASC. À cette obligation s’ajoute la production d’un état de synthèse annuel sur le patrimoine et les engagements.

Aucune intervention professionnelle n’est imposée, bien qu’un expert‑comptable puisse être sollicité pour plus de rigueur.

CSE de taille moyenne (inférieur à 153 000 €, sans deux seuils majeurs)

Le CSE intermédiaire dépasse le seuil des 153 000 €, mais ne remplit pas au moins deux des trois critères suivants à la clôture de l’exercice :

  • 50 salariés en équivalent temps plein,
  • 3,10 M€ de ressources,
  • 1,55 M€ de total bilan.

Ce CSE doit également appliquer une comptabilité CSE simplifiée, mais plus structurée :

  • Enregistrement des dettes et créances à la clôture ;
  • Établissement d’un bilan, d’un compte de résultat (séparant AEP et ASC), d’une annexe, ainsi que d’un état synthétique sur le patrimoine et engagements.
  • Un expert‑comptable est obligatoire pour présenter et valider ces comptes : sa mission est financée sur le budget fonctionnement ASC.

Grand CSE (plus ou moins 50 salariés ou seuils financiers dépassés)

Un grand CSE est un comité qui remplit au moins deux des trois critères suivants : 50 salariés, 1,55 M€ de bilan, 3,10 M€ de ressources, en plus de dépasser 153 000 € de ressources.

Ce type de CSE est soumis à la comptabilité d’engagement (droits-comptable comme une société) selon l’article L. 123‑12 du Code de commerce :

  • Enregistrement exhaustif des mouvements patrimoniaux, suivi d’un inventaire annuel ;
  • Comptes annuels complets : bilan, compte de résultat, annexe, élaborés selon les normes ANC.

La nomination d’un auditeur légal des comptes (CAC), distinct de celui de l’entreprise, est obligatoire (et un suppléant), pour certifier la régularité et la sincérité des comptes, avec pouvoir d’alerte si nécessaire.

Tableau récapitulatif

Catégorie de CSE Seuils Type de comptabilité Expert requis
Petit (inférieur à 153 000 €) Plus ou moins 153 000 € Ultra‑simplifiée (trésorerie + synthèse) Non, sauf optionnel
Taille moyenne (inférieure à 153 000 €, remplit au moins deux critères) Inférieur à 153 000 €, mais 2 critères dépassés Simplifiée avec bilan/compte résultat Oui, expert-comptable
Grand (au moins 2 critères dépassés) Inférieur à 153 000 €, au moins 2 critères remplis Engagement complet Oui, expert-comptable + CAC

Cette catégorisation par taille vise à adapter les obligations comptables à la capacité opérationnelle du CSE.

Documents à produire et délais

Selon la taille du CSE et les règles en vigueur, différents documents doivent être produits selon un calendrier précis. Cette section récapitule les documents obligatoires, les personnes responsables de leur élaboration, et les délais à honorer selon la taille du CSE.

Livres et journaux comptables

Tous les CSE doivent tenir et conserver les registres comptables obligatoires : journal, grand livre, et éventuellement inventaire. Ces documents retracent chronologiquement les opérations financières. Ils doivent être conservés pendant 10 ans à compter de la clôture de l’exercice, conformément à l’article L. 123‑22 du Code du commerce.

Les pièces justificatives (factures, bons de commande, documents bancaires) suivent la même durée d’archivage de 10 ans à partir de la clôture de l’exercice. Les documents bancaires (talons de chèques, relevés) sont également conservés au moins 5 ans, voire 10 ans dans certains cas.

Comptes annuels, rapport de gestion et présentation

Selon l’article L. 2315‑69 du Code du travail, le CSE doit élaborer chaque année un rapport de gestion ou rapport d’activité. Ce dernier doit être présenté en même temps que les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) en réunion plénière, au plus tard 6 mois après la clôture de l’exercice.

Le trésorier est généralement responsable de la rédaction des comptes et du rapport. En l’absence de trésorier, c’est le secrétaire ou un autre membre du bureau qui assume cette mission.

Les comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) doivent être conservés pendant 10 ans après clôture.

Rapports spécifiques et expertises

Quelle que soit sa taille, le CSE doit établir un rapport sur les conventions réglementées. Si aucune convention n'a été conclue, le rapport doit simplement le mentionner explicitement ("néant").

  • Pour les CSE de taille moyenne, un expert‑comptable CSE doit être désigné pour présenter et certifier les comptes annuels. Le rapport et les comptes doivent être remis en séance plénière, financés sur le budget de fonctionnement du CSE.
  • Pour les grands CSE dépassant deux des trois seuils CSE (50 salariés, bilan supérieur ou égale à 1,55 million €, ressources supérieures à  3,1  million €), un commissaire aux comptes doit certifier les comptes, en plus de l’expert-comptable. Il établit un rapport d’audit légal, garantissant la régularité et la sincérité des comptes.

L’expert-comptable fournit son rapport gestion CSE dans un délai raisonnable, souvent convenu avec l’employeur ou d’un mois maximum.

Tableau récapitulatif

Documents à produire Responsable Délai de remise Conservation justificatifs CSE
Livres comptables (journal, grand registre, inventaire) Trésorier ou secrétaire En continu 10 ans
Comptes annuels + annexe Trésorier (ou expert-comptable / CAC) Réunion congrès, ≤ 6 mois après clôture 10 ans
Justificatifs et pièces bancaires Trésorier ou secrétaire En continu 5 à 10 ans
Rapport de gestion (activité + financier) Trésorier (ou secrétaire) En même temps que les comptes 10 ans
Rapport sur les conventions réglementées Trésorier ou CAC Assemblée de présentation des comptes 10 ans
Rapport expert-comptable / rapport CAC Expert-comptable / CAC Selon calendrier CSE/ accord employeur 10 ans

Le CSE doit produire des documents comptables et financiers structurants selon des délais précis, en fonction de sa taille. Le trésorier ou, à défaut, le secrétaire, prend en charge ces obligations, avec l’intervention progressive d’experts (expert‑comptable, commissaire aux comptes) pour les comités les plus conséquents.

Le rôle du trésorier dans les obligations comptables

Le trésorier du CSE occupe une position clé dans la gestion financière du comité. Il est chargé de tenir les comptes au quotidien, d’interagir avec des professionnels externes selon les besoins, et de présenter les rapports aux membres et aux salariés. Ses missions évoluent selon la taille du CSE et le type de comptabilité exigée.

Tenue des comptes au quotidien

Le trésorier intervient dans toutes les opérations financières courantes : suivi des recettes et dépenses sur les comptes distincts (budget de fonctionnement AEP et budget ASC), gestion de la trésorerie, règlement des factures et encaissements.

Il doit veiller au respect d’un plan comptable structuré, garantissant la classification exacte de chaque transaction (recettes, dépenses, investissements...). Par ailleurs, il assure l’archivage des pièces justificatives pendant au moins 10 ans conformément à la réglementation. Sa vigilance garantit l’intégrité des comptes et la séparation cohérente des deux budgets imposée par le Code du travail.

Relation avec l’expert-comptable ou le commissaire aux comptes

Lorsque la taille du CSE l’exige, le trésorier coordonne la collaboration avec un expert-comptable ou un commissaire aux comptes (pour les grands CSE).

  • Avec l’expert-comptable, il transmet les pièces, valide le bilan, le compte de résultat et l’annexe. Le trésorier organise également la réunion plénière de présentation des comptes.
  • Pour les grands CSE relevant d’une comptabilité d’engagement, ils doivent en plus nommer un commissaire aux comptes (CAC) et un suppléant (le trésorier pilote cette nomination, suit la mission d’audit légal menant à la certification des comptes).

Toute cette mission professionnelle est financée sur le budget de fonctionnement du CSE, conformément au règlement intérieur du CSE.

Présentation des comptes aux élus et salariés

Le trésorier du CSE prépare la présentation annuelle des comptes (bilan, compte de résultat, annexe et rapport de gestion), à soumettre aux membres du CSE , puis aux salariés. Cette soumission se passe lors d’une réunion plénière tenue dans les six mois suivant la clôture de l’exercice.

De plus, il est chargé de produire un rapport de gestion ou d’activité, détaillant l’utilisation des budgets du CSE, les actions menées, le patrimoine et les engagements du CSE. Le trésorier peut être amené à rédiger un rapport sur les conventions réglementées, si nécessaire, ou en mentionner l’absence.

Tous ces éléments doivent être conservés au moins 10 ans. C’est ainsi qu’il peut assurer la transparence financière de l’institution et contribuer à renforcer la confiance des salariés envers la gestion du comité.


Ceci étant dit, le trésorier joue un rôle essentiel dans la gestion comptable, de la tenue quotidienne des comptes à la présentation des états financiers. Il coordonne les interventions extérieures (expert‑comptable, CAC), veille à l’application des obligations légales, et garantit la transparence des comptes aux membres et aux salariés.

Bon à savoir

En cas de démission d'un membre du CSE, notamment du trésorier, une passation rigoureuse des documents comptables (clés bancaires, logiciels, archives) est obligatoire dans un délai de 15 jours (art. L2315-25).

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Sanctions en cas de non-respect de la loi

Le non-respect des obligations comptables CSE peut entraîner des sanctions civiles et pénales. En cas de contrôle URSSAF ou de l’inspection du travail, les conséquences financières et judiciaires peuvent être sévères. Voici un aperçu des risques encourus.

Responsabilité civile et pénale des élus

Le CSE, en tant que personne morale, voit sa responsabilité civile engagée en cas de manquements comptables causant un préjudice (articles 1240 et 1241 du Code civil). Le trésorier, et potentiellement le secrétaire, peuvent également engager leur responsabilité personnelle en cas de fraudes, détournements de fonds, abus de confiance ou violations des principes comptables.

En pratique, le trésorier peut être contraint de rembourser les sommes perdues, d'être condamné à des dommages‑intérêts, voire d’être exclu du Comité ou perdre son mandat. Au pénal, il risque des poursuites pour des infractions commises dans le cadre de ses fonctions : abus de confiance, faux, délit d’entrave. (jusqu’à 3 ans d'emprisonnement et 375 000 € d’amende).

Risque en cas de contrôle URSSAF ou inspection du travail

Une audition de l’URSSAF, souvent déclenché dans le cadre d’un audit de l’entreprise, peut viser le CSE en cas d’activités non conformes détectées (bons d’achat, cadeaux trop fréquents ou individuels, absence de caractère collectif).

L’URSSAF émet une lettre d’observation et le CSE dispose alors d’un délai de réponse contradictoire avant un éventuel redressement. A cela s'ajoutent d’éventuelles cotisations rappelées, majorations et pénalités. Ces redressements peuvent grever significativement le budget du comité.

En outre, les membres du bureau, notamment le trésorier ou secrétaire, peuvent voir leur responsabilité personnelle engagée si des fautes graves sont identifiées.

De son côté, l’inspection du travail peut pointer un délit d’entrave au fonctionnement du CSE. Ce cas de figure se présente en cas de non-respect des réunions plénières, droit d’accès, etc.

L’auteur du délit encourt alors jusqu’à 7 500 € d’amende. Dans certains cas, une peine de prison peut survenir lorsque l’entrave concerne l’organisation ou l’ élection du CSE ou encore la protection des représentants du personnel. Des sanctions complémentaires peuvent alors s’appliquer à la personne morale (dissolution, interdictions d’activité).

En d’autres termes, le non-respect des obligations comptables expose le CSE à des risques financiers (redressements URSSAF, pénalités) et juridiques (responsabilité civile/pénale des membres). Ainsi, le trésorier et le secrétaire doivent faire preuve de rigueur dans la saisie des comptes pour éviter les fraudes, mauvaises répartitions budgétaires, avantages non conformes, ou une gestion opaque.

En cas de doute, il est recommandé de solliciter des conseils d’un expert‑comptable ou d’un avocat spécialisé CSE. Le coût de son intervention est généralement moins cher que les sanctions.

Bonnes pratiques pour respecter les obligations comptables du CSE

Face aux enjeux des obligations comptables du CSE, adopter des pratiques éprouvées permet une gestion conforme et fluide.

Mettre en place un outil de comptabilité adapté

Un logiciel de comptabilité dédié au CSE est fortement recommandé pour automatiser les tâches, assurer la séparation des budgets AEP et ASC (sociales et culturelles), et générer les rapports obligatoires (registre de recettes-dépenses du comité de l'entreprise, états financiers annuels, synthèses). Ces solutions offrent plusieurs avantages :

  • réduction des erreurs comptables grâce à l’automatisation ;
  • suivi en temps réel des budgets, avec alertes en cas d’écarts avec le prévisionnel ;
  • production de rapports légaux conformes aux normes du Code du travail et du commerce.

Des plateformes comme Leeto, Glady ou Edenred proposent des interfaces intuitives, sécurisées et conformes aux exigences légales. Le plus souvent, ces outils permettent une intégration automatique avec des justificatifs bancaires ou factures numérisées afin de faciliter le suivi.

Accompagnement par un professionnel

Même si le recours à un expert-comptable est facultatif pour les petits CSE, il reste vivement recommandé pour sécuriser la gestion comptable. Pour les CSE de taille moyenne ou grande, l’expertise devient une condition sine qua non  : l’expert-comptable valide les comptes annuels de l'entreprise. Le cas échéant, un commissaire aux comptes (CAC) certifie la comptabilité d’engagement.

L’expert-comptable conseille sur le traitement des subventions, la gestion efficace des dépenses et la rédaction du rapport de gestion tout en veillant au respect des obligations légales. Sa commission est prise en charge par le budget de fonctionnement du CSE.

Formation des élus à la gestion comptable

Les nouveaux mandatés ou ceux renouvelés tous les quatre ans, ont l’obligation de suivre une formation économique adaptée. Cette dernière couvre les bases du bilan, le compte de résultat, l’analyse budgétaire et les obligations juridiques.

A savoir que la formation trésorier du CSE n’est pas prise en charge par l’employeur, mais doit être financée par le budget de fonctionnement du CSE. Les cours permettent aux membres de mieux comprendre les documents financiers, de participer activement aux réunions d’approbation des comptes et de dialoguer avec les experts ou les organismes contrôleurs.

En résumé, les obligations comptables du CSE sont non seulement complexes, mais surtout encadrées par des règles strictes. S’appuyer sur un expert-comptable ou CAC et offrir une formation aux mandatés permettent alors une meilleure gestion et une mise en conformité avec la loi.

Respecter les obligations comptables du CSE n’est pas une simple modalité  : c’est un gage de transparence, de rigueur et de sécurité juridique. En tenant une comptabilité adaptée à sa taille et en s’entourant des bons outils ou d'experts, le CSE renforce la confiance des salariés et limite les risques en cas de vérification ou de contentieux.

FAQ sur les obligations comptables du CSE

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez.

Un petit CSE (ressources inférieures à 153 000 €) doit tenir une comptabilité ultra-simplifiée : un registre des recettes et dépenses, ainsi qu’un état annuel de synthèse.
Dès que le CSE dépasse le montant de 153 000 € de ressources, il entre dans la catégorie « taille intermédiaire » et doit établir des comptes annuels avec l’aide d’un expert-comptable.
Oui, le CSE peut confier sa comptabilité à un prestataire, mais reste responsable des comptes. Le trésorier supervise l’ensemble.
Livres comptables, comptes de résultat, annexes, justificatifs financiers : tous doivent être archivés pendant 10 ans.
Il s’expose à des redressements URSSAF, des sanctions pénales ou des poursuites pour mauvaise gestion.
 Ce contenu n'a pas été rédigé par la rédaction Lamy Liaisons. Il doit être interprété avec discernement et ne saurait servir de fondement à une décision juridique sans validation préalable par un professionnel qualifié.
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